A. Etude des invertébrés benthiques
1. Analyse des stations prélevées fin 2008 pour le suivi des masses d’eau de transition dans le cadre de la DCE
En 2008, le GEMEL avait réalisé les prélèvements et la détermination des stations de suivi du macrobenthos dans le cadre de
2. Analyse des stations prélevées fin 2008 pour le programme sur l’étude des peuplements benthiques des masses d’eau de transition (secteurs polyhalin et mésohalin) en France
Comme pour la DCE, le GEMEL avait échantillonné différentes stations de macrozoobenthos en 2008 qui ont été déterminées et dont le rapport a été réalisé en 2009 (Meirland, A. & Talleux, J. D., 2009b; Meirland, A. & Talleux, J. D., 2009c). Dans le cadre de ce travail également, le GEMEL est prestataire de l’IFREMER. Un rapport sur les résultats obtenus au niveau national a été réalisé (Gouilleux, B., Bachelet, G. et al., 2009).
3. Evaluation des gisements de coques
a) Campagne hivernale sur la Pointe de St Quentin
Le 20 janvier 2009, cinq stations ont été échantillonnées sur le gisement de la Pointe de St Quentin. Aucune zone de densité suffisante pour une exploitation n’avait été trouvée (Meirland, A. & Talleux, J. D., 2009d). L’ouverture a eu lieu sur des zones non prospectées, situées plus bas sur l’estran où les densités étaient suffisantes.
b) Campagne de mai sur la partie sud de la Baie
Suite à une demande des pêcheurs, les quantités présentes sur le gisement du Hourdel (Baie de Somme sud) ont été évaluées durant le mois de mai 2009 (Rohr, A., Meirland, A. et al., 2009). D’importantes quantités exploitables ont été localisées sur ce gisement.
D’après les « Espagnols », les coques provenant du gisement de la baie de Somme sud « noircissent dans les boîtes de conserve ». L’exploitation n’a pas eu lieu.
c) Campagne de juillet-août sur toute la baie de Somme et la Baie d’Authie
Durant la campagne d’évaluation des gisements de coques de l’été 2009, le gisement de la baie de Somme Nord était très étendu (Meirland, A., Talleux, J. D. et al., 2009). Le gisement de la Pointe de St Quentin a fusionné avec celui appelé communément « Voie de Rue ». La quantité évaluée est très importante, jusqu’à 6832 tonnes selon les hypothèses.
En 2009, un plan de circulation des tracteurs a été joint à l’Arrêté d’ouverture de
d) Suivi de la croissance des coques
En 2009, deux études sur la croissance des coques ont été entreprises avec des objets différents. La première, pilotée par l’IFREMER, consistait en l’essai d’une méthode de marquage des coques. La seconde, avec une méthode plus conventionnelle, visait à caractériser la croissance sur le gisement du Hourdel. Le gisement de la Baie de Somme sud n’est plus exploité depuis quelques temps. Le GEMEL a mis en place un suivi de la croissance des coques sur cette zone afin de déterminer plusieurs paramètres :
- l’évolution de la vitesse de croissance en fonction du temps et des ressources trophiques,
- l’évolution de l’indice de condition des coques,
- l’évolution des taux de mortalité et d’installation des recrues.
-
4. Evaluation des gisements ponctuels de coquillages
a) Les gisement de moules de Mers les Bains et du Bois de Cise (commune d’Ault)
Les communes d’Ault et de Mers les Bains ont souhaité avoir un avis concernant l’exploitation des moulières naturelles situées sur leur territoire. Le GEMEL a réalisé une campagne de prélèvements en janvier 2009 pour évaluer la quantité de moules présentes (Meirland, A. & Talleux, J.-D., 2009).
b) Les gisements de Scrobiculaires et de Myes
En baie de Somme, d’autres ressources coquillières seraient exploitables. Les Scrobiculaires ont été exploitées (231 tonnes pêchées en 1981). La Mye (Mya arenaria) est pêchée dans d’autres parties du monde ( au Québec par exemple).
Une première évaluation des ressources de cette espèce a été réalisé en 2009 (Rohr, A., 2009). Les densités observées sont très faibles sur la zone de la baie de somme sud et les connaissances sur les seuils minimums d’exploitation sont trop lacunaires pour trancher sur la faisabilité économique d’une telle exploitation.
5. Etude de l’impact de la pêche sur la population de coques
Suite aux travaux expérimentaux réalisés par Rolet, C., 2008, un travail a été mené cette année pour évaluer l’impact de la pêche aux coques en conditions naturelles, suite à une pêche réalisée par des professionnels. Les données de l’année 2007 sur le gisement sud ont été choisies puisqu’une évaluation avait eu lieu en mai, le gisement avait été pêché, avant d’être ré-échantillonné en août.
6. Polydora
Durant le mois de mai 2009, une mortalité importante de moules s’est produite sur les bouchots de Quend-Plage. Le développement de Polydora couplé au bloom de Phaeocystis seraient à l’origine de cette mortalité. Cependant les informations sont trop lacunaires pour pouvoir conclure de façon précise sur les mécanismes entrant en compte dans ce phénomène. Un compte rendu de visite des bouchots a été réalisé (Prévost, F., Meirland, A. et al., 2009). Des premiers travaux sur Polydora ont été initiés, notamment sur la faune associée aux bouchots et sur la granulométrie de la zone (Prévost, F., 2009). Des travaux plus conséquents sur cette problématique seront réalisés en 2010 en partenariat avec l’IFREMER et
7. SIG « habitats fonctionnels de l’estuaire de la Seine » - expertise sur les invertébrés aquatiques
Le GEMEL apporte son expertise à la démarche du SIG Habitats Fonctionnels de l’estuaire de la Seine développée par le GIP Seine-Aval. Le territoire est ciblé sur l'estuaire de
L’expertise du GEMEL porte sur les invertébrés aquatiques, qu’ils soient benthiques, suprabenthiques ou mésozooplanctoniques en réalisant :
- des échanges méthodologiques dans le cadre de BEEST (programme LITEAU) sur les objectifs et méthodes de la démarche du SIG Habitats Fonctionnels,
- la construction des préférendum et des relations trophiques pour 50 des 1485 taxa que comptent l’estuaire (au travers de 29 fiches) choisis soit parce que ce sont des espèces caractéristiques du territoire considéré, des espèces clefs dans la chaîne trophique, des espèces ingénieures, des espèces invasives ou des espèces qui sont ou qui pourraient être exploitées localement par l’Homme et qui interviennent dans le fonctionnement socio-économique de l’estuaire,
- la détermination des méthodes de modélisation de la relation habitat-benthos,
- l’analyse critique des cartes d’habitats potentiels produites par le groupe technique SIG de l’outil au regard des connaissances sur le fonctionnement observé de l’estuaire et des informations contextuelles disponibles.
B. Etude des végétations littorales
1. Développement d’une méthode d’évaluation des stocks de salicorne
Le développement de l’exploitation des salicornes nécessite des connaissances pointues sur le rythme de l’espèce. Le GEMEL poursuit ses travaux pour appréhender le cycle de vie de l’espèce Salicornia fragilis et développe une méthode d’évaluation des stocks de salicornes.
2. Suivi des travaux de labours des parcelles de la concession pour les salicornes
Tous les ans, l’Association des Ramasseurs de Salicornes de la Baie de Somme réalise des travaux de labours sur une partie de leurs concessions. Le GEMEL effectue les mesures des zones labourées chaque année et les transmet à l’Association ainsi qu’aux autorités gestionnaires de l’activité (Meirland, A. & Talleux, J. D., 2009e).
En 2009, le GEMEL a travaillé avec l’Association des Ramasseurs de Salicornes de la Baie de Somme pour monter un dossier de subvention au titre de Natura 2000 afin d’obtenir une aide financière pour la lutte contre
3. Cartographie de la végétation de la concession (partie Le Hourdel)
En 2009, la concession d’exploitation de salicornes localisée en baie de Somme sud a été cartographiée. Le rapport sera réalisé en 2010. Cette cartographie a plusieurs objectifs :
- servir d’état des lieux pour le labour de spartine dans le cadre du contrat NATURA 2000
- suivre la végétation de la concession et de l’effet des travaux, 3 ans après la cartographie de 2006
- suivre la progression de la végétation dans la zone
- étudier les potentialités d’exploitation de l’Aster dans la zone
La cartographie de la partie de la concession au centre de la baie sera réalisée en 2010.
4. Le pâturage
Dans le cadre de ses activités, le GEMEL a participé à différentes réunions concernant le pâturage ovin de la baie de Somme. Différents travaux ont été initiés pour la redéfinition des lots de pâturage dans le cadre du nouvel AOT mis en place en 2010.
Dans
5. Suivi de la végétation de la Baie de Somme
La végétation de la baie de Somme n’est pas suivie assidûment. Des travaux ont lieu régulièrement dans
- suivre la végétation intertidale
- évaluer l’effet du pâturage*
- tenter de formaliser un indice végétation estuarienne dans le cadre de la DCE
Les essais en 2009 ont porté sur différents transects. Les informations disponibles sont très importantes et font l’objet d’un traitement avancé. Par ailleurs, ces prospections ont permis la découverte de Puccinellia distans en Baie de Somme.
6. Halimione pedunculata
En 2009, le GEMEL a réalisé le rapport concernant l’estimation du nombre de pieds d’obiones en baie d’Authie sud en 2008.
Nous avons également effectué ce comptage en 2009, le nombre d’individus devrait approcher les
Concernant cette espèce, un groupe national a été monté avec les Conservatoires Botaniques de Bailleul et de Brest ainsi qu’avec EDEN 62. La première rencontre a eu lieu le 25 septembre 2009 au platier d’Oye (62) pour définir les objectifs du groupe et une méthode commune de suivi. Un projet de synthèse des opérations de gestion sur cette espèce a été initié.
7. Les charophytes
Les charophytes sont le groupe d’algues le plus évolué. Elles constituent l’habitat 3140 de
C. Les espèces invasives du littoral picard
Les espèces invasives sont un des problèmes majeurs pour
Il s’agit d’Hemigrapsus sanguineus, crabe originaire du Japon. Découvert dans les bouchots de Quend en 2009, il n’avait jamais été mentionné auparavant sur le littoral picard, mais est en expansion sur les côtes de la Manche.
D. Synthèse des informations relatives aux pêches sur le littoral picard
Différentes pêches scientifiques ont eu lieu sur le littoral picard. Certaines données sont accessibles, notamment les travaux de l’IFREMER ou des Stations Marines. Par contre, d’autres informations étaient uniquement disponibles en version papier non organisées. Pour compléter les informations déjà disponibles sur le littoral picard, un important travail de bancarisation des informations relatives aux pêches scientifiques a été réalisé. Ce travail a été subventionné par
E. La bibliothèque
Le fond documentaire du GEMEL est un outil important de travail en interne, mais également une source de documentation pour toute personne travaillant sur le littoral. Depuis plusieurs années, l’informatisation de la bibliothèque est en cours. En 2009, un gros effort de bancarisation a été réalisé. Ce sont aujourd’hui plus de 1700 références qui sont classées et disponibles (selon les droits d’accès) dans la bibliothèque du GEMEL. Cet outil permet aujourd’hui d’accéder facilement à une partie de la mémoire des travaux réalisés en baie de Somme.
F. SIEL
Le SIEL (Système d’Information en Environnement Littoral) est le système de gestion de données du GEMEL. Il permet l’organisation des données de l’association mais aussi celles issues d’autres sources. La structure a été présentée au colloque national sur la cartographie des habitats marins en février 2009. Sa structure est aujourd’hui validée et l’import en masse des données a commencé.
L’extraction des informations du système est une des applications. Des extractions ont été réalisées dans différents cadres pour différents partenaires comme le pôle Gestion littoral, le projet de PNR, le Conseil Régional de Picardie, le Conseil Général de la Somme, la DDE, le SMBDSGLP, le CBNBl, le Conservatoire du Littoral, l’IFREMER, la DIRAM, les Universités, l’INAO, la Chambre d’agriculture, Picardie Nature, l’Association des ramasseurs de Salicornes, la Mairie du Crotoy, de Cayeux sur Mer, l’Agence des Aires Marines protégées…
G. Collaborations universitaires
Le GEMEL collabore avec différentes universités travaillant sur le littoral. L’université d’Amiens est le partenaire historique du GEMEL. Les collaborations ont lieu sur le projet TESTMET. Le GEMEL a collaboré au montage du projet LITTAGRO de l’équipe DSA. Différentes interventions ont permis de former les étudiants en M1 ou en M2. Par ailleurs, le GEMEL accueille des stagiaires issus de l’UPJV.
La collaboration entre le GEMEL et l’Institut Lasalle Beauvais se resserre. Depuis l’arrivée du département géologie à cette école, l’intérêt porté par cette structure au littoral va croissant. Le GEMEL accompagne les travaux réalisés par cette institution. En 2009, suite au travail de Céline Cnudde et Marie Musy sur l’évolution du cordon de galets de La Mollière à différentes échelles spatio-temporelles (Cnudde, C. & Musy, M., 2008) les résultats ont été présentés au public. Le 12 juin, une présentation des travaux d’étudiants de Lasalle Beauvais sur la protection contre la mer à Hauteville a eu lieu à la Station d’Etude en baie de Somme. Ce fut l’occasion de présenter les problématiques d’autres littoraux et d’aborder les cas locaux. En 2009, trois différents projets ont été initiés en collaboration avec des étudiants de l’Institut Lasalle Beauvais. Le rendu des travaux se fera en 2010. Les sujets étudiés sont :
- l’évolution de la plage de Fort Mahon plage,
- l’évolution de la plage de Quend Plage les Pins,
- l’étude de la dépoldérisation de la zone sud du Hâble d’Ault.
H. Groupe modélisation
Courant 2009, le pôle infrastructure du CG80 a interpellé le GEMEL concernant le modèle acquis dans le cadre du projet de dépoldérisation de
I. Etude Bouchots SRC
Différentes zones ont été identifiées et les facteurs affectant la culture ont été analysés. Des parcs conchylicoles « tests » seront installés afin de valider cette étude bibliographique.
J. Etude Paluel
Le GEMEL participe au suivi du site électro-nucléaire de Paluel. Le travail porte sur Idotea granulosa, isopode intertidal thermosensible. Deux stations sont échantillonnées pour étudier l’impact du panache thermique sur la population de cette espèce. Cette étude est commandée par l’IFREMER. Un rapport annuel est réalisé. Le rapport du suivi
K. Etudes pôle gestion littoral
Le GEMEL a réalisé différentes études pour le Pôle Gestion du Littoral.
1. Qualités de boues dérivant sur le littoral
Depuis plusieurs années, des placages de vases ont lieu sur le littoral picard. L’origine de ces vases et leur qualité étaient inconnues. Le travail réalisé (Rolet, C., Meirland, A., Prevost, F. et al., 2009) a permis de caractériser la qualité de ces vases. Leur qualité chimique est bonne aussi bien au Bois de Cise qu’à Cayeux.
2. Étude de la qualité bactériologique du Dien
Le Dien, petite rivière se jetant en partie dans le canal du Crotoy, passe près d’un parc de stockage de moutons à marée haute. Une étude bactériologique portant sur la qualité du Dien a été réalisée à différents moments de la marée, selon différents coefficients de marée (Rolet, C. & Meirland, A., 2009).
3. Etude de la qualité des eaux pluviales de Picardie
Comme en 2007 et en 2008, différents points de rejets d’eau pluviale sur le littoral picard ont été échantillonnés pour étudier la qualité de ce type de rejet en mer (Rolet, C., Meirland, A. & Talleux, J. D., 2009).
L. Communication
Le GEMEL continue sa politique de développement de
M. Bibliographie
Cnudde, C. & Musy, M. (2008). Evolution du poulier de galets de Cayeux sur Mer (Picardie) à différentes échelles spatio-temporelles. BEAUVAIS, Institut Polytechnique La Salle: 44 p.
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CREOCEAN, GEMEL & IDEE (2009a). Etude relative au developpement des cultures marines dans le Département de la Somme. PHASE 1. Volume 1, SRC Normandie Mer du Nord: 1-149.
CREOCEAN, GEMEL & IDEE (2009b). Etude relative au developpement des cultures marines dans le départiement de la Somme. PHASE 1. Volume 2, SRC Normandie Mer du Nord: 149 - 303.
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GEMEL (2007). Rapport à l'Union Européenne sur le programme PICCEL : "Picardie Connaissance et Exploitation du Littoral". Saint Valery sur Somme: DVD +17p.
Gouilleux, B., Bachelet, G., de Montaudouin, X., Blanchet, H., Grémare, A., Lavesque, N., Ruellet, T., Dauvin, J.-C., Sauriau, P.-G., Desroy, N., Olivier, F., Nebout, T., Grall, J., Barillé, A.-L., Hacquebart, P., Meirland, A., Jourde, J., Labrune, C., Amouroux, J. M., Derolez, V., Pelaprat, C. & Thorin, S. (2009). Proposition d'un indicateur benthique pour la qualification des masses d'eaux de transition pour la directive cadre sur l'eau. Action A231. St Malo, Université Bordeaux 1, Université de la Rochelle, GEMEL, MNHN, USTL, CSLN, UPMC, UBO, STARESO, CREOCEAN, IFREMER, ONEMA: 113.
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