Des mortalités massives de coques ont été observées en juin 2023 et août 2024 dans les Hauts-de-France. En 2025, un retard de croissance a été mis en évidence grâce à un suivi mensuel de la population et à des contrôles de mortalité. Ces évènements soulèvent des questions sur la résilience de l’espèce et sa capacité à recoloniser les gisements potentiels.
La pêche professionnelle de la coque est une activité phare en baie de Somme, générant un chiffre d'affaires de 4 et 10 millions d'euros selon les années. Les quotas de capture, fixés pour les 333 licences existantes, dépendent notamment des évaluations de stock annuelles de coques réalisées par le GEMEL qui suit également, depuis 2012, la croissance, la mortalité et la maturité des coques mensuellement. Le GEMEL a développé un modèle de croissance saisonnalisé permettant de prédire l’évolution future du stock.
Le projet MOCOPREGE 2 (2026-2027), coordonné par le CRPMEM Hauts-de-France, vise à mieux comprendre les mortalités printanières des coques en lien avec l’arrivée de vases dans la baie de Somme. Il fait suite à MOCOPREGE 1 (Ricard et al., 2022). Le GEMEL assurera le suivi biologique, axé sur la dynamique de population, la compétition spatiale avec un autre bivalve - la scrobiculaire (Scrobicularia plana) et la relation avec les paramètres sédimentaires (granulométrie, matière organique, porosité et topographie) et hydrologiques (température et salinité).
